L’informatique et l’écologie n’ont jamais vraiment fait bon ménage, et ce ne sont pas les millions de tonnes annuels de déchets électroniques non recyclables, polluants voire dangereux que l’on éparpille à la surface de notre bonne vieille Terre qui viendront me contredire. Bien entendu, le législateur tente depuis quelques années de remédier à cet état de fait en mettant en place une législation contraignant les acteurs du marché informatique à mettre au point des produits plus « propres » (avec par exemple la directive RoHS restreignant l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les produits électroniques), et à recycler ces derniers (DEEE).
Légalement obligées de prendre en compte l’aspect écologique de leurs produits, les entreprises en ont donc fait un argument commercial : telle entreprise va mettre en avant le label « 80 Plus » de ses alimentations, telle autre insistera sur l’absence de composants toxiques dans ses produits, une autre encore sur sa dernière technologie d’économie d’énergie, forcément meilleure que celle du concurrent. L’informatique verte est devenue un véritable eldorado, à tel point que les constructeurs n’hésitent plus à se livrer une véritable bataille technologique, voire judiciaire...
Cet édito est extrait de la
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